Nos protections intimes et leurs compositions

Ne me demandez pas comment l’idée m’est venue d’aller fourrer mon nez dans la composition de nos serviettes hygiéniques, mais elle est venue et là, surprise! Premier choc, vous pouvez retourner dans tous les sens boîtes de serviettes hygiéniques, boîtes de tampons, protège-slips et bien rien, aucune composition! Il me semblait que cela était une obligation en France sur tous les produits d’avoir la composition, il doit y avoir une dérogation pour la firme procter et gamble 🙂 J’avoue que cette absence d’informations a encore plus aiguisé ma curiosité.

Pour moi, c’est un scandale que nous ne soyons pas mieux informées!

Croyez-vous que nos serviettes contiennent du simple coton? Euuuuh oui mais non!  Nos protections intimes ne contiennent rien de naturel : cellulose synthétique, rayonne (tissu synthétique appelée soie synthétique) et une poudre polymérisée issue des produits pétroliers portant le joli nom de SAP (super absorbent powder).

Mais ce n’est pas tout! Partant d’un constat que pour faire propre et sain il faut des produits blanc de chez blanc, à la limite pourquoi pas. Ce qui est le plus dérangeant est la méthode du blanc de chez blanc : le blanchiment au chlore, technique utilisée dans l’industrie du papier pour que nos feuilles soient d’un blanc immaculé. Ce procédé inclut la production de polluants appelés les dioxines qui persistent dans l’environnement et dans notre corps pouvant induire des soucis de procréation, des problèmes sur le système immunitaire, interférer avec le système hormonal et causer des cancers, l’OMS alerte depuis de nombreuses années, mais a priori qu’est-ce que l’OMS face aux grosses firmes?

Ensuite, je suis partie faire un petit tour sur les forums féminins abordant le sujet des irritations vulvaires, des mycoses, des petits soucis féminins que nous avons toutes connus un jour, et là c’est bizarre, il semble que de nombreuses femmes se plaignent d’une augmentation de ces soucis en période de règles. Le Professeur G. Bonomo de l’hôpital de Naples a mené une analyse sur l’emploi des absorbant hygiéniques et leur relation avec les irritations vulvaires, et là il apparaît une corrélation entre l’utilisation des protections intimes et l’augmentation de pathologies gynécologiques sur cette période. Sympa non?

Vous allez demander alors qu’en est-il pour les tampons?? Euhhhhh, bien oui c’est la même.

Que nous reste t-il comme autres solutions?

Vous n’êtes pas prêtes à changer d’habitude, il existe une marque de serviettes hygiéniques et tampons, oui une seule d’après mes recherches qui propose des protections intimes naturelles : Natracare

Utiliser des serviettes lavables et donc réutilisables, un concept génial pour l’environnement. Oui, oui je vous entends : ça doit pas être à nettoyer, c’est sale, etc,……………. Je vous propose de découvrir cet article sur les serviettes hygiéniques lavables qui très bien fait et qui répondra à toutes vos questions. Pour les couturières averties, vous avez la possibilité de les faire vous même, mais j’avoue qu’ayant déjà du mal à coudre un bouton, je n’ai rien compris aux explications 🙂 donc si vous êtes comme moi vous pouvez aussi les acheter toutes prêtes que vous pouvez trouver notamment sur le site de http://www.maman-naturelle.com.

Il existe encore la solution de la coupe menstruelle que vous devez connaître sous le nom de mooncup ou lunacopine que l’on utilise comme un tampon, attention de choisir la bonne taille.

Je teste actuellement l’utilisation de la Lunacopine et des serviettes lavables, la suite dans un prochain article 🙂

N’hésitez pas à partager vos expériences si vous utilisez une des trois techniques ci-dessus. 🙂