Comment reconnaître un savon à froid ?

Comment reconnaître un savon à froid ?

Cet article fait partie d’un ensemble de 7 articles sur le savon écrits par 7 savonniers artisanaux travaillant suivant la méthode de saponification à froid. Pour chacun de nous, le savon est notre passion, notre métier, et au travers ces articles nous souhaitons vous le faire découvrir et apprécier. Ce coup ci c’est moi qui m’y colle en répondant à la question : comment reconnaître un savon à froid ? Bonne lecture 😉

Maintenant que vous savez qu’un savon issu de la saponification à froid est un savon solide, fabriqué à la main et avec amour à partir d’huiles et de beurres principalement végétaux, qu’il est bon pour la peau et pour votre environnement, vous êtes forcément convaincus qu’il faut vous en procurer 😉 Reste donc à résoudre le dernier problème, comment être sûr que c’est bien un savon saponifié à froid que vous achetez ?

Le plus sûr : Logos et Mentions sur l’emballage

Il n’y a pas de mystère, le plus simple pour distinguer un savon à froid des autres types de savons c’est encore quand c’est indiqué sur l’emballage : « SAF », « saponifié à froid », ‘Issu de la saponification à froid », autant de mentions explicites qui, indiquées sur l’emballage, vous indiquent le mode de fabrication. Alors certes elles n’ont pas de valeur légale, ce sont des informations fournies par le savonnier / fabricant sur l’emballage et qui sont difficilement vérifiables. Mais c’est aussi vrai pour les informations fournies sur internet ou qui sortent de la bouche du savonnier. On part du principe que c’est vrai, et si ce n’est pas le cas c’est que c’est une escroquerie et que la Répression des Fraudes risque de s’en charger..

Outre les mentions, il y a les logos, deux en particulier peuvent vous aider à identifier un SAF. Notez bien que ce sont des logos délivrés par des associations avec plus ou moins de vérification. Ce n’est pas une certification comme pourrait l’être un label bio délivré par Ecocert par exemple.

Notons aussi que mentions et logos indiquent qu’un savon est issu de la saponification à froid, mais que leur absence ne veut pas dire que le savon en question n’est pas un SAF. Cela veut juste dire que le mode de fabrication n’est pas indiqué…

Le Logo SAF

logo saf

Au moins c’est clair, avec ce logo on sait de quoi on parle, c’est écrit noir (enfin gris) sur blanc : « savon – saponification à froid ». Ce logo est édité par l’ADNS : l’Association Des Nouveaux Savonniers. Pour avoir le droit d’apposer ce logo sur l’emballage de ses savons, il suffit simplement d’être adhérent de l’association et de payer sa cotisation annuelle.

 

Le logo Slow Cosmétique

Logo slow cosmetique

L’association Slow Cosmétique a pour but de promouvoir une cosmétique intelligente, responsable et écologique. Elle ne se limite pas aux seuls savons donc. La mention slow cosmétique est délivrée à une marque après analyse de ses produits par un jury de bénévoles de l’association, qui regardent la composition des produits, le mode de fabrication, le marketing, qui doivent vérifier un certain nombre de critères édités dans la charte Slow Cosmétique. En ce qui concerne les savons, on se doute donc que les savons industriels ne sont pas sélectionnés. En fait la quasi totalité des savons arborant le logo Slow Cosmétique sont fabriqués par saponification à froid. Parmi les savons issus d’autres modes de fabrication, seul un véritable savon de Marseille, fabriqué de manière artisanale, obtient la mention.

 

De nombreux autres indices

Ci-dessous, voici une liste non exhaustive d’indices qui isolés ne peuvent pas vous assurer à 100% qu’un savon est saponifié à froid, mais qui regroupés vous donneront un faisceau d’indices suffisamment important pour déduire le mode de fabrication du savon avec une marge d’erreur relativement réduite.

La composition du savon

La liste des ingrédients sous leur forme INCI est obligatoirement présente sur l’emballage du savon. Celle ci ne vous renseignera pas directement sur le mode de fabrication, mais sur la composition du savon, ce qui donne déjà pas mal d’informations.

Si vous avez lu les articles précédents, vous avez du apprendre qu’un savonnier utilise principalement des huiles et beurres d’origine végétale, généralement entre 2 et 6 différents. Beaucoup aussi évitent d’utiliser de l’huile de palme. Dans les savons SAF, vous allez retrouver généralement parmi les premiers ingrédients un ou plusieurs des éléments suivants : Sodium Cocoate (coco), Sodium Shea Butterate (karité), Sodium Olivate (olive), Sodium Sunflowerseedate (tournesol), Sodium cocoa Butterate (cacao), Sodium Hempseedate (chanvre)…

A l’inverse, dans le savon industriel, la liste des ingrédients débutera plutôt par : Sodium Palmate (Palme), Sodium Palm Kernelate (Palmiste), Sodium Tallowate (Boeuf).. Après tout cela n’est qu’une indication, ces trois dernières huiles peuvent très bien être présentes en SAF, même si c’est plutôt rare.

On a vu aussi qu’un savonnier à froid était souvent attaché à limiter son impact sur l’environnement. Beaucoup sont certifiés bio ou utilisent des huiles bio, et la plupart utilisent plutôt des ingrédients naturels (colorants végétaux, huiles essentielles..). En passant votre liste INCI dans zenziscope vous pouvez aussi déterminer l’origine de chaque ingrédient. La présence d’un ou plusieurs ingrédients synthétiques n’est pas forcément rédhibitoire, mais elle peut vous mettre la puce à l’oreille.

A défaut d’être sûr que votre savon est fabriqué à froid, il est parfois possible d’être certain que ce n’est pas le cas lorsque l’on regarde la liste des ingrédients. Voici quelques ingrédients (nocifs) qu’il n’y a jamais dans un savon saponifié à froid et que l’on trouve dans certains savons industriels :

  • Tetrasodium EDTA
  • Tetrasodium Etidronate
  • butylphenyl methylpropional
  • phénoxyéthanol
  • Ethylparaben, methylparaben, etc…

 

Analyse composition savon SAF

Voici l’analyse d’un savon SAF que je fabrique (Savon du bonheur): des huiles et extraits végétaux, des minerais et les composants odorants et allergènes des huiles essentielles.

 

analyse composition savon industriel

Et là c’est l’analyse de la composition d’un savon de Marseille (LOL) industriel : de l’huile de palme et de palmiste comme huiles de base, de l’huile d’olive en surgras, de l’EDTA, un colorant minéral, un colorant dérivé de goudron de houille, du parfum et les composants allergènes parfumants

 

Et la glycérine dans tout ça ? Et bien oui on a vu dans d’autres articles que le savon à froid était naturellement riche en glycérine alors qu’elle est enlevée dans d’autres modes de fabrication. Donc si on trouve de la glycérine (GLYCERIN) dans la liste INCI, c’est que c’est un savon à froid ? Et bien non car elle est parfois ajoutée après coup (après avoir été enlevée, ce qui est logique…) afin de faire des savons glycérinés.. Bon Ok, par contre si elle n’est pas dans la liste INCI, c’est donc que ce n’est pas un savon à froid, c’est ça ? Non plus ! Car il existe plusieurs manières d’écrire une liste INCI, et la glycérine ne rentrant pas dans les ingrédients initiaux (elle est créée par la saponification), elle n’est pas tout le temps indiquée.

Le surgras

Le surgras est dans l’ADN même du savon SAF, tout du moins lorsque celui ci est dédié à l’hygiène corporelle (mes savons ménagers sont sans surgras, la vaisselle et le linge n’ayant aucunement besoin de l’action émoliente et protectrice du surgras 😉 ). Donc, lorsque l’emballage d’un savon annonce un surgras, il y a des chances pour que ce soit du SAF. Des chances seulement, car si tous les savons à froid sont surgras, tous les savons surgras ne sont pas fabriqués à froid.. Et comme le surgras est une caractéristique positive du savon, il est très souvent mis en avant sur le packaging ou dans la description du savon.

Son aspect artisanal

Le savon à froid a l’air « artisanal ». Ok c’est bien beau tout ça, mais qu’est ce que ça veut dire dans les faits ? Le savon à froid est rarement parfait, et ce sont toutes ces imperfections qui mettent en avant le coté « fait main » : les découpes ne sont pas faites au laser, la forme et la taille des savons peuvent être légèrement différentes, des bulles ou des aspérités peuvent être visibles à la surface du savon, la couleur des savons n’est pas forcément uniforme et  diffère souvent d’un savon à l’autre ou d’une production à l’autre… Tout cela fait que deux savons SAF ne sont rarement strictement identiques, contrairement aux savons industriels.

La couleur

En SAF, le blanc n’est jamais vraiment blanc, il vire toujours vers le blanc-cassé. Lorsque le savon est coloré, les couleurs sont mats. C’est d’autant plus vrai avec les colorants naturels qui ne permettent pas d’obtenir des couleurs vives ou flashy. Donc si votre savon est d’un blanc pur, qu’il est brillant ou avec des couleurs très vives, il y a de grandes chances que ce ne soit pas du SAF.

Une autre caractéristique du SAF c’est le marbrage, cette technique de coloration qui permet de faire des dessins à l’intérieur de savons multicolores. De nombreux savons SAF sont marbrés, et les dessins ainsi obtenus diffèrent d’un savon à l’autre.

savon SAF marbré

Mon savon du bonheur en sortie de coupe. On y voit bien les petits défauts de coupe et les forme de marbrage différentes d’un savon à l’autre.

La forme du savon

Le savonnier qui fait tout avec ses petites mains, doit remplir les moules à savons, les démouler, et découper les savons. Autant vous dire donc que la plupart des savonniers à froid vont travailler avec des grands moules rectangulaires ou cylindriques, permettant d’obtenir des pâtes à savons qui se découperont ensuite en une fois. C’est nettement moins fastidieux que de remplir chaque petit moule un à un, puis de les démouler un à un.. La plupart des savons SAF sont donc soit rectangulaires, soit circulaires. Bien entendu, vous trouverez d’autres formes : nounours, coeurs, sphères… Mais cela nécessitant plus de travail, le prix s’en ressentira. Par contre ce que vous ne trouverez pas ce sont des savons arrondis de partout comme peuvent l’être les savons Dove par exemple.

Le prix du savon

Quand j’ai monté ma savonnerie il y a un peu plus d’un an, j’ai fait une petite étude de marché sur une quarantaine de savonneries artisanales travaillant par saponification à froid. Pour un savon de 100g, la très grande majorité des prix proposés étaient compris entre 5 et 8 euros. Le savon SAF le moins cher que j’ai trouvé était à 3,50 euros, alors que les plus chers dépassaient pour certains largement les 10 euros. Il est difficile de dire en fonction du prix si un savon est fabriqué à froid, car du (véritable) savon de Marseille aux savons grand luxe type Chanel, toute une variété de savons couvrent la même gamme de prix. Toutefois, en sachant le prix des matières premières utilisées en SAF, que le travail est artisanal, on peut se dire qu’un savon à moins de 3 euros ne peut pas être obtenu par saponification à froid (tout du moins si il est fabriqué localement).

Le lieu de vente

Le côté artisanal, encore et toujours.. A ma connaissance, il n’y a pas de savon à froid vendu en grande surface, tout du moins je n’en ai jamais rencontré. Pourquoi ? Parce qu’il est difficile de produire des savons à froid à des quantités suffisantes et des tarifs suffisamment bas pour plaire à la grande distribution. Aujourd’hui c’est comme ça, mais quand on voit les grandes enseignes se tourner de plus en plus vers le bio et le local (et oui c’est un marché en développement..), cela changera peut-être dans le futur.

En boutique donc, vous avez plus de chance de trouver des savons SAF dans des magasins bio ou des épiceries locales. Les foires bio, La Ruche qui dit Oui ou les marchés d’artisanat sont d’autres lieux où vous trouverez du SAF. L’avantage de ces derniers c’est que vous pourrez directement poser la question au savonnier qui bien souvent s’occupe aussi de la revente de ses produits. Et n’hésitez pas à poser la question justement 😉

Sur internet, vous pourrez trouver du SAF directement sur les sites des savonneries, et dans ce cas là non plus le doute n’est pas permis car chaque savonnier à froid a tendance à explicitement mettre en avant son mode de fabrication dont il est si fier. On en trouve aussi sur des boutiques bio et des places de marché tels que A little Market ou Slow Cosmétiques. Généralement, là encore le mode de fabrication est mis en avant, si ce n’est pas le cas on se méfie…

Voilà, avec tout ça vous devrez pouvoir vous en sortir. Mais le meilleur moyen de ne pas se tromper, c’est de voir directement avec le savonnier à froid. Vous en connaissez au moins 7 maintenant 😉 Quant à mes créations, si elles vous intéressent, c’est ici !

 

Pour continuer votre découverte, je vous propose de continuer votre lecture avec les 6 autres questions auxquelles ont répondues les artisans savonniers :

Savonnerie Zenzitude

Plus sain, plus écologique, plus de plaisir !

Comment profiter des vertus de l’huile vierge de coco ?

Comment profiter des vertus de l’huile vierge de coco ?

L’huile vierge de noix de coco est rentrée dans ma routine de soins quotidiens depuis quelques mois maintenant. Outre son apport hydratant et nourrissant pour la peau, ce qui m’a le plus séduite est son parfum envoutant qui fleure bon les îles paradisiaques du Pacifique. Appliquée sur le visage c’est un véritable bonheur pour les sens.

Après vous avoir déjà longuement parlé de deux autres huiles de beauté exotiques que sont le monoï et l’huile de tamanu, il est donc naturel de m’atteler ensuite à l’huile de noix de coco. L’huile vierge de coco est obtenue par pression à froid de pulpe de coco fraîche. Une huile de coco pure se distinguera par sa composition INCI, où vous trouverez seulement un composant : « cocos nucifera » ou « cocos nucifera oil ». A noter qu’il est aussi possible de trouver de l’huile de coco raffinée, hydrogénée ou bien encore désodorisée. Ces variantes seront plutôt utilisées en formulation de cosmétiques.

Les propriétés de l’huile de coco

La composition de l’huile de coco

L’huile de noix de coco est riche en acides gras saturés qui sont indispensables pour la peau (environ 85% de sa composition). Parmi eux, il y a notamment l’acide laurique (ou acide dodécanoïque) qui représente à lui seul plus de la moitié des acides gras saturés. Cet acide gras, également présent dans le lait maternel, a des propriétés anti-microbiennes, nourrissantes et apaisantes pour la peau.

L’huile de coco contient également d’autres acides gras saturés importants pour la peau comme l’acide palmitique qui est un constituant de l’épiderme, les acides capriques et capryliques aux propriétés antibactériennes, antivirales et antifongiques, ou l’acide linoléique qui est indispensable et qui ne peut être produit par le corps humain.

Outre les acides gras saturés, l’huile de coco est également riche en vitamines, en particulier les vitamines A et E. La vitamine A aide à la reproduction cellulaire et favorise l’hydratation de la peau. La vitamine E est quant à elle un puissant antioxydant qui protège les cellules de l’épiderme.

Ses vertus cosmétiques

Comme toutes les huiles végétales, l’huile de coco utilisée en application cutanée présente des vertus hydratantes et nourrissantes pour l’épiderme. Elle permet notamment de renforcer le film hydrolipidique de la peau limitant ainsi la déshydratation. Elle est recommandée en particulier pour les personnes ayant la peau sèche, ou comme soin apaisant après une exposition prolongée au soleil. L’huile de coco peut aussi être appliquée sur des peaux irritées ou de petites plaies, bien que pour ce genre de problème rien ne vaut l’huile de tamanu.

Même si elle ne possède pas les mêmes propriétés hydratantes que les stars du domaine que sont l’huile d’argan ou le beurre de karité, elle est néanmoins très efficace et possède un atout de poids que ces dernières n’ont pas : son parfum agréable. N’oublions pas non plus sa facilité d’application, car elle fond très vite en main comparé à du beurre de karité.

Ses bienfaits ne se limitent pas à la peau puisque cette huile pourrait vite devenir un partenaire privilégié de vos soins capillaires puisque c’est une huile nourrissante pour les cheveux, particulièrement utile pour les cheveux secs et abîmés ainsi que les cheveux crépus. Elle permet de lisser le cheveu et de lui donner de la brillance. Dans les tropiques, c’est même bien souvent un soin quotidien. L’huile de coco, combinée à quelques huiles essentielles, peut également servir de base pour un soin anti poux fait maison.

A noter que ses vertus antibactériennes peuvent aussi être utilisées pour l’hygiène bucco-dentaire. Il a été prouvée qu’elle été efficace contre certaines bactéries responsables de caries et de gingivites. Ainsi, elle est souvent utilisée dans des recettes de dentifrices fait maison.

En raison de ses vertus hydratantes, de sa faible toxicité pour la peau, de ses propriétés émulsifiantes, et de son prix relativement bas, l’huile de coco est très répandue dans le monde des cosmétiques naturels. Vous la trouverez dans une multitude de soins visages, dans des soins hydratants pour le corps, et bien entendu dans des savons et des shampoings.

huile de coco solide et liquide

L’huile de coco se présente sous forme solide. Au dessus de 25° elle commence à fondre.

Autres propriétés

Utilisée en ingestion, l’huile de noix de coco, riche de nombreux nutriments, recelle de nombreuses propriétés bienfaisantes avérées ou supposées. On lui prête notamment des bienfaits pour le transit et la propension à favoriser la perte de poids, des bénéfices sur le système cardio vasculaire, une vertu protectrice du système nerveux ralentissant les symptômes de la maladie d’Alzheimer, ou bien encore la capacité à ralentir le développement de cellules cancéreuses.. Pour ma part, je me concentrerai plutôt sur la vertu cosmétique de l’huile utilisée en application, et je ne m’apesentirais pas sur ces bienfaits éventuels, que vous pourrez juger par vous-même en allant voir les références en bas de cet article.

Quels sont les risques d’utilisation ?

Dans l’ensemble ils sont assez faibles, pas considérée comme allergène et peu irritante, l’huile de noix de coco étant plutôt bien tolérée aussi bien en usage externe que par ingestion. Toutefois, l’huile de coco en tant que soin pour la peau est plutôt recommandée pour les personnes ayant une peau sèche et abîmée. Sur le visage, elle pourrait être comédogène pour les personnes ayant la peau grasse.

Alors que les personnes allergiques aux sulfites doivent se méfier des produits contenant de la noix de coco, ils peuvent utiliser de la pure huile vierge de coco sans risques car celle-ci n’a pas subi de transformation. De même, aucun soucis pour les personnes allergiques aux noix, car la coco n’a de noix que le nom.

Le produit parfait qui convient à tout le monde n’existant pas, certains d’entre vous n’auront pas les effets escomptés, comme c’est le cas de la blogueuse Nouillemie qui raconte que l’huile de coco lui a plus asséché les cheveux qu’autre chose, et que selon elle ce serait dû à l’acide laurique. En cherchant un peu sur les éventuels défauts de cet acide gras, on apprend aussi que l’acide laurique peut être irritant pour les muqueuses. Voilà, alors Nouillemie donne un conseil plein de bon sens, c’est qu’avant de vous badigeonner partout de l’huile coco sur le corps ou sur les cheveux, pensez à faire un test d’abord : un peu d’huile dans le creux du coude pour vérifier l’absence de réaction allergique, ou un test d’application sur une mèche de cheveux.

D’une manière générale il faut toujours tester ainsi une nouvelle huile végétale et surtout une huile essentielle. On ne sait jamais, ce n’est pas parce qu’un produit n’est pas un allergène que vous ne pouvez pas y être allergique !

Découvrez notre huile de coco

Huile vierge de coco bio disponible en 50 ml, 100 ml & 250 ml.

 

Comment utiliser l’huile de coco ?

Avant toute chose, il ne faut pas s’étonner si votre huile de coco est toute dure, il faut savoir qu’elle se solidifie en dessous d’une température de 25°, ce qui est une autre caractéristique de la forte présence d’acide laurique dans sa composition. Donc si vous vous retrouvez dans cette situation, le plus simple est de laisser tremper votre flacon quelques minutes dans de l’eau chaude et votre huile se retrouvera sous sa forme liquide.

Bon et maintenant, que faire avec de l’huile de coco ? Et bien il existe une multitude d’usages différents, vous trouverez des dizaines de  manières différentes de l’utiliser. Pour ceux qui veulent la cuisiner je vous conseille le très bon article de chaudron pastel qui détaille ses bienfaits culinaires. Pour ma part, je vais vous parler de la manière dont personnellement j’utilise cette huile

Pour se démaquiller

Personnellement, l’huile de coco a complètement révolutionné ma routine démaquillage du soir. Ce moment autrefois désagréable est devenu nettement plus sympa. J’adore la sensation de ma peau démaquillée, et cette odeur hhmmm…

Bon alors voici comment je m’y prends :

Je prends simplement de l’huile que je répartis sur l’ensemble du visage, je passe aussi sur les yeux. En maquillage, la poudre fixe un corps gras, mais un corps gras retire un corps gras. Le maquillage part instantanément, du moins pour le maquillage bio. Je ne pourrai pas vous faire un retour sur le maquillage non bio car il est banni de ma salle de bain 😉

Ensuite, avec un disque humide en coton, je rince simplement le visage. Rincer simplement n’est pas le bon terme, il est important de le faire, car en passant l’huile vous retirez certes le maquillage, mais aussi toutes les impuretés et la pollution accumulées toute la journée, donc il est important de la retirer (technique validée par notre esthéticienne au sein de l’institut).

Je sèche la peau et là j’applique ou non ma crème de nuit. Je trouve que cette huile apporte une sensation de confort de la peau que je n’avais pas encore connue, je n’avais pas de notion de ce qu’une peau hydratée était mais oui je peux le dire ma peau est hydratée. Vous pouvez penser aussi à descendre sur le cou et le décolleté 😉

Pulpe et poudre de coco

Des exfoliants pour se faire un gommage 100% coco : De la pulpe de coco pour un gommage corporel ou de la poudre de coco plutôt pour le visage

En soin corporel

Lorsque l’on a la peau qui tire, qui démange, on peut très bien utiliser de l’huile de coco comme soin hydratant. Dans ce cas, on applique l’huile directement sur la peau et on masse jusqu’à que l’huile pénètre bien l’épiderme.

Tant qu’à faire, si vous avez quelqu’un sous la main qui n’est pas réfractaire au fait de masser, vous pouvez très bien utiliser l’huile vierge de coco comme huile de massage. Elle a toutes les qualités requises pour une huile de massage et son parfum se suffit à lui-même. Si vous préférez un soin avec des huiles essentielles, je vous conseille de vous tourner vers une autre huile végétale comme de l’huile de sésame. Pour masser un corps entier, il vous faudra environ 20 ml d’huile de coco.

Enfin vous pouvez aussi vous fabriquer vous-même votre propre produit de gommage en 100% coco. J’en parle dans cet article sur des gommages naturels : vous prenez 20 ml d’huile de coco (pour tout le corps) avec une grosse pincée de pulpe de coco. Vous aurez ainsi le produit idéal pour vous faire une exfoliation corporelle à la mode tahitienne. Après le gommage, pensez à vous laver à sec avec un savon avant de vous rincer.

Pour la fabrication de savons

Maintenant que je suis savonnière, l’huile de coco est devenue un ingrédient incontournable de mes créations. L’huile de coco apporte un côté moussant au savon ainsi que de la dureté. Par contre il est à noter que le parfum de noix de coco disparaît dans le processus de saponification, donc ne choisira pas forcément la même huile pour savonner que pour l’appliquer en tant que soin.

Huile de coco sur balance

L’huile de coco est un ingrédient primordial pour mes recettes de savon.

Comment choisir son huile de noix de coco ?

On choisit son huile en fonction de ses besoins, pour la cuisine ou pour un soin visage, on ne va pas forcément prendre la même chose. Personnellement je ne l’ai encore jamais cuisinée, mais que ce soit pour les soins visage & corps ou pour la savonnerie, j’ai opté pour une huile de noix de coco vierge, 100% pure et certifiée bio. Voici pourquoi :

  • L’huile de noix de coco vierge est obtenue à partir de pulpe de coco fraîche pressée à froid. Il ne faut donc pas la confondre avec de l’huile de coprah où la pulpe est séchée et où l’huile est extraite à chaud puis raffinée. Contrairement à l’huile de coprah, l’huile vierge de coco est parfumée et subit donc moins de traitements chimiques. A noter que l’huile de coprah est utilisée comme base du monoï où ce sont les fleurs de Tiare qui donnent le parfum.
  • Pour savonner on opte parfois pour des huiles raffinées qui sont des huiles désodorisées et décolorées. Or en saponification le parfum de l’huile disparaît et l’huile de coco est blanche donc pas besoin de la dé-coloriser. Il n’y a donc aucun intérêt à prendre une huile raffinée même pour savonner
  • Pas besoin d’huile hydrogénée non plus dont l’intérêt principal est de mieux supporter les fortes températures
  • Une huile pure, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’additifs chimiques supplémentaires. Il n’y a qu’un seul élément dans la liste INCI et c’est de la coco.
  • Bio car même si a priori la culture des cocotiers ne présente pas les mêmes dérives que l’huile de palme et ne nécessite pas de pesticides, c’est quand même un gage de sureté

Après, comme pour n’importe quel produit, même sous la même appellation, toutes les huiles ne se valent pas. Ainsi je n’ai pas pris la même qualité d’huile pour mes savons que pour mes soins. Un des critères à l’utilisation pour moi était le parfum de coco qui varie d’une huile à l’autre. Pour mes savons, le parfum n’avait pas d’importance, mais pour une huile de soin, il me fallait le top niveau senteur.

Où acheter de l’huile vierge de noix de coco bio ?

Il n’est pas trop difficile d’en trouver puisqu’elle est disponible dans à peu près tous les magasins bio qui se respectent et dans de nombreuses boutiques en ligne. J’en vends sur ma boutique zenzishop.com, et vous pouvez y acheter l’huile vierge de coco bio que j’ai sélectionnée pour mes soins visage et corps. Je vous révèle un secret, son parfum de coco est juste sublime 😉

Actuellement sur mon site, elle est disponible en deux conditionnements : deux flacons de 50 et de 100 ml. Mais voilà, l’huile se solidifiant en hiver je vais changer le contenant pour un pot en alu, cela sera plus pratique à utiliser 😉

A quel prix ?

Une petite recherche sur internet sur une douzaine de produits montre un intervalle de prix conséquent, allant de 2.30 euros les 100ml à 15.50 euros. Personnellement, j’aurai pu faire le choix de m’aligner sur les prix les plus bas en proposant l’huile vierge de coco bio que j’utilise pour savonner. J’ai préféré faire le choix de la qualité, d’autant plus que je l’utilise au quotidien, d’où un prix de 9.80 € situé dans la moyenne haute.

Marque Prix
Zenzishop 100 ml 9.80 €
Centifolia 100 ml 7.90 €
LCA 100 ml 10.90 €
Codina 100 ml 15.50 €
Serge D’estel 100 ml 8.90 €
Extra virgin cocos 100 ml Entre 6.45 € et 8.60 €
Propos Nature 100 ml Entre 4.20 € et 4.95 €
Aroma Zone 100 ml 4.20 €
Bio Planete 200 ml 4.95 €
Bioflore 100 ml Entre 5.50 € et 5.90 €
Thiercelin 314 ml 9.90 €
Emile Noel 300 ml 8 €
Khadi 250 g 13.50 €

Pour finir, je vous mets ici le très gentil message que j’ai reçu de Sandrine, une cliente ravie par la qualité de notre huile de coco :

Bonsoir,
Commande reçu aujourd’hui, tout d’abord merci pour votre rapidité et le petit cadeau.
Je rentre tout juste d’un énième voyage en Thailande et je ne pensais pas pouvoir trouver en France une huile aussi parfumée et naturelle que celle conçue là-bas par Mama!
Attristée de ne pas avoir eu le temps d’en ramener, votre huile me comble les sens.
Tout simplement, j’adore. Elle ne colle pas, hydrate à merveille, j’en mangerais Merci mille fois.

Sandrine, si vous me lisez, c’est moi qui vous remercie, ce message m’a fait vraiment plaisir 😉

Pour aller plus loin :

Savonnerie Zenzitude

Plus sain, plus écologique, plus de plaisir !

Comme QueChoisir, j’ai enquêté sur mes cosmétiques

Comme QueChoisir, j’ai enquêté sur mes cosmétiques

Ces dernières semaines, plusieurs enquêtes menées par des associations (Que Choisir, ECMWF) ont mis en avant la présence de substances toxiques dans quelques dizaines de produits du quotidien, dont certains utilisés pour les bébés. Rien de bien réjouissant en somme. Mais qu’en est il de votre salle de bain ? Je me suis dit que j’allais mener l’enquête… Non pas dans votre salle de bain, ça vous le ferez tout seuls, mais dans la mienne.

Pour cela je vais utiliser le tout nouveau jouet que l’on vient de mettre en ligne : Zenziscope, l’appli qui ausculte vos cosmétiques pour détecter ce qui n’est pas bon pour vous et pour l’environnement.

Qu’y a t’il dans ma salle de bain ?

Pour mener l’enquête, j’ai sélectionné 10 produits de ma salle de bain que notre famille composée de moi, mon homme, et ma fille de 7 ans, utilise quotidiennement :

  • Un pour le corps, fabriqué par mes soins (c’est un de mes tests de recette pour ma savonnerie)
  • Un savon shampoing de la savonnerie Lilly Les Bulles (Bio)
  • Un dentifrice Vademecum (Bio)
  • Un bain de bouche Listérine
  • Le déodorant Brut pour hommes
  • Le déodorant Ushuaia à l’hibiscus (Bio)
  • Un parfum vanille de la marque Les petits plaisirs
  • Un après shampoing Ultra Doux de Garnier
  • La mousse nettoyante pureté de Thémis (Bio)
  • La crème anti-âge à l’huile d’argan de Cap Cosmetics (Bio)

10 produits de ma salle de bain

L’objectif de cette enquête c’est quoi ?

  • Trouver les substances polluantes : ingrédients synthétiques, huile de palme, dérivés de pétrole..
  • Trouver les ingrédients nocifs : allergènes, perturbateurs endocriniens, irritants…

Bon a priori je pars assez confiante, étant sensibilisée à la composition des produits cosmétiques depuis un certain temps, privilégiant nettement les produits bio et naturels, je me dis que ma salle de bain devrait être relativement saine. D’autant plus que j’ai récemment fait disparaître de ma salle de bain un dentifrice contenant un perturbateur endocrinien à éviter à tout prix (le triclosan), et changé de shampoing pour passer au savon shampoing beaucoup plus sain. Je m’attends à quelques allergènes notamment à cause des huiles essentielles, un peu d’huile de palme et d’ingrédients synthétiques dans les produits industriels et c’est tout..

Comment j’ai mené l’enquête :

Après avoir récupéré la liste INCI de chacun de mes produits, je les ai passé un à un à la moulinette de Zenziscope. Plutôt que d’en écrire des tonnes, je vous propose une petite vidéo pour découvrir cet outil :

[youtube id= »tkQEQV4XCCg »]

Synthèse des résultats

  • 4 produits sur 10 contiennent au minimum un dérivé d’huile de palme : déodorant, crème anti-âge, bain de bouche et après shampoing
  • 7 produits sur 10 contiennent au moins un ingrédient synthétique : déodorant, mousse pureté, crème anti-âge, bain de bouche, après shampoing, parfum, dentifrice
  • 2 produits contiennent des perturbateurs endocriniens : parfum et après shampoing
  • 9 produits testés contiennent au moins un allergène. C’est le risque quand on veut quelque chose qui sent bon, à partir du moment où il y a soit un parfum (naturel ou non) soit des huiles essentielles, il y a de très fortes chances de présence d’allergènes. Le seul produit sans allergènes est notre savon fait maison qui ne contient pas d’huiles essentielles.
  • 2 produits contiennent des colorants dérivés de goudron de houille (cancérigène et polluant) : parfum et bain de bouche
  • Le bain de bouche contient une substance irritante (à bannir selon Que Choisir)
  • Le dentifrice contient du dioxyde de titane pour la blancheur (cancérigène si présent sous la forme de nano-particules, ce qui est assez difficile à savoir)
  • 5 produits contiennent un parfum dont la composition est inconnue. 3 d’entre eux ne sont pas bio, vraisemblablement synthétiques et donc suspectés d’être source de différents problèmes de santé (en fonction de la composition du parfum, que donc on ne connaît pas)

Bref, au final, c’est pas très brillant tout ça. Et encore une fois, je fais partie des personnes qui surveillent la composition des produits, je privilégie le bio et le naturel. Notons également que quelques jours avant ce test j’avais aussi banni de ma salle de bain deux produits (dentifrice et shampoing) qui auraient certainement empiré les résultats.. Donc qu’en est il réellement chez ceux qui ne se posent pas la question ???

Pour ma part quelques actions concrètes à court terme : ce parfum, après shampoing et bain de bouche vont disparaître à tout jamais de ma salle de bain.

Dans le détail, ça donne ça :

Ingrédients déodorant Brut : alcohol denat., butane, isobutane, propane, parfum, isopropyl myristate, benzyl alcohol, benzyl benzoate, benzyl salicylate, citral, citronellol, coumarin, eugenol, evernia furfuacea, geraniol, hydroxycitronellal, hydroxyisohexyl 3-cyclohexene carboxaldehyde, limonene, linalool

résultats analyse des ingrédients du déodorant Brut sur Zenziscope

Ingrédients mousse pureté : Aqua, glycerin, sodium lauroyl glutamate, saccharum officinarum extract, sodium lauroyl sarcosinate, coffea arabica seed extract, xylitylglucoside, anhydroxylitol, xylitol, salicylic acid, spiraea ulmaria leaf extract, salix alba extract, dehydroacetic acid, benzyl alcohol, sodium hydroxide, equisetum arvense extract, citrus paradisi fruit extract, carica papaya fruit extract, viola odorata extract

résultats analyse des ingrédients de la mousse pureté sur Zenziscope

Ingrédients savon : sodium cocoate, Sodium Sunflower Seedate, Sodium Shea Butterate, Aqua, Glycerin, Sodium Hemp Seedate, Rubia tinctorum root extract

résultats analyse des ingrédients du savon sur Zenziscope

Ingrédients savon shampoing : Sodium Olivate, Sodium Cocoate, Aqua, Glycerin, Sodium Canolate, Sodium Shea Butterate, Sodium Castorate, Simmondsia Chinensis Seed Oil, Kaolin, Lavandula Hybrida Oil, Cymbopogon Flexuosus Oil, Cedrus Atlantica Bark Oil, CI 77268:1, Citral, Geraniol, Limonene, Linalool

résultats analyse des ingrédients du savon shampoing sur Zenziscope

Ingrédients crème anti-âge : Aqua, Rosa damascena distillate*, Argania spinosa kernel oil*, Caprylic/capric triglyceride, Cetearyl alcohol, Glycerin, Behenyl alcohol, Coco-caprylate/caprate, Citrus aurantium amara flower distillate*, Butyrospermum parkii butter*, Rubus idaeus extract*, Cetearyl glucoside, Plankton extract, Rosmarinus officinalis leaf oil, Microcrystalline cellulose, Tocopherol, Cellulose gum, Sodium benzoate, Benzyl alcohol, Parfum, Citric acid, Citronellol, Limonene, Eugenol, Linalool

résultats analyse des ingrédients de la crème anti-âge sur Zenziscope

Ingrédients bain de bouche Listérine : Aqua, sorbitol, propylene glycol, poloxamer 407, sodium lauryl sulfate, aroma, eucalyptol, zinc chloride, benzoic acid, sodium benzoate, methyl salicylate, thymol, sodium saccharin, sodium fluoride, menthol, sucralose, ci 16035, ci 42090

résultats analyse des ingrédients du bain de bouche sur Zenziscope

Ingrédients après shampoing : Aqua, cetearyl alcohol, dipalmitoylethyl  hydroxyethylmonium methosulfate, quaternium-80, glyceryl stearate, vaccinium macrocarpon seed oil, hydroxycitronellal, argania spinosa kernel oil, limonene, benzyl salicylate, linalool, propylene glycol, cetrimonium chloride, citric acid, butylphenyl methylpropional, citronellol, hexyl cinnamal, glycerin, parfum

résultats analyse des ingrédients de l'après shampoing sur Zenziscope

Ingrédients parfum : ALCOHOL DENAT., AQUA , PARFUM , BENZYL BENZOATE, BENZOPHENONE-1, DIPROPYLENE GLYCOL, CI 14700, CI 19140, CI 42090

résultats analyse des ingrédients du parfum sur Zenziscope

Ingrédients déodorant Ushuaia : aqua, alcohol, propanediol, glyceryl caprylate, linalool, geraniol, aloe barbadensis leaf juice powder, eugenol,  hibiscus sabdariffa flower extract, limonene, xanthan gum, benzyl alcohol, benzyl benzoate, benzyl salicylate, parfum

résultats analyse des ingrédients du déodorant Ushuaia sur Zenziscope

Ingrédients dentifrice: aqua, glycerin, hydrated silica, alcohol, cocamidopropyl betaine, camellia sinensis leaf extract, cellulose gum, aroma, sodium fluoride, sodium sulfate, sodium chloride, disodium phosphate, limonene, ci 77891

résultats analyse des ingrédients du dentifrice sur Zenziscope

Savonnerie Zenzitude

Plus sain, plus écologique, plus de plaisir !

Ma solution naturelle contre les mycoses des pieds.

Ma solution naturelle contre les mycoses des pieds.

Les mycoses, ces petits champignons qui aiment se glisser dans les endroits chauds et humides de notre corps attaquant notre peau ou nos muqueuses, les plus fréquents sont le candida albicans et le dermatophyte. Nous allons nous intéresser plus particulièrement aux mycoses qui attaquant la peau, comme par exemple, le fameux pied d’athlète (mycose entre les orteils), qu’il est parfois si difficile de faire partir !

Les conseils de base pour éviter une mycose

Comme nous l’avons dit vu plus haut, ces petits champignons adorent l’humidité, il va donc de soit de :

Bien se sécher, après la douche ou le bain, prendre le temps de bien s’essuyer entre chaque orteils, bien sûr après s’être bien lavé 😉

Eviter la macération des pieds en portant des chaussettes en coton, notamment dans les baskets car en plus en basket on fait du sport en général et par la transpiration, nous augmentons l’humidité et donc la macération.

Et lorsque vous allez à la piscine, sauna, hammam ou encore des vestiaires, pourquoi ne pas porter des petites sandalettes afin d’éviter la contamination?

Malgré les conseils de base, vous avez attrapé une mycose :

Pour ma part, lorsque cela m’arrive, j’utilise trois produits pour en venir à bout, sur une durée moyenne de 15 jours. Les trois produits se conservent bien dans le temps, il n’y a pas de soucis.

En premier, l’huile essentielle de Tea Tree :

Cette huile essentielle commence à être très connue, du fait qu’elle soit un antibactérien à large spectre, antifongique, antivirale et antiparasitaire. Vous pouvez utiliser l’huile essentielle de Tea Tree diluée dans de l’huile végétale et l’appliquer entre les orteils. Personnellement, je l’utilise pure. Je fais tomber une goutte entre les orteils contaminés. Faites attention de ne pas toucher la mycose avec le flacon, car l’huile essentielle contenue dedans peut servir à d’autres personnes et être utilisée pour d’autres petits soucis, il serait dommage de la contaminer. Vous allez me dire, l’huile essentielle est un liquide qui va donc maintenir l’humidité entre les orteils. Je vous réponds donc voilà pourquoi j’utilise deux autres produits 🙂

La poudre d’extrait de pépins de pamplemousse.

L’extrait de pépin de pamplemousse est lui aussi relativement connu sous sa forme liquide que l’on boit notamment dès les premiers signes d’une infection. En revanche, la poudre est peut être moins répandue mais pas pour autant moins efficace ! Le flacon est bien étudié, comme celui du talc, il suffit de saupoudrer entre les orteils. Il serait dommage d’oublier d’en mettre dans vos chaussures, notamment les baskets dont nous parlions tout à l’heure. Cette poudre va permettre d’absorber la transpiration de vos pieds. Le plus, le grand plus devrais-je dire qui évite bien des gênes et des remontrances à la maison quand on se déchausse, elle limite les bonnes odeurs de camenbert 😉 En tapant, sur votre moteur de recherche préféré, vous trouverez sans difficultés des sites qui la vendent.

L’huile de Tamanu.

Je suis une fan, une férue du Tamanu pour l’ensemble de ces vertus. Cette huile donne de bons résultats, je l’utilise certes pour son côté antifongique mais surtout pour son côté cicatrisant qui est bien utile pour les petites crevasses que créent ses mycoses.

>> voir comment utiliser le tamanu

Vous allez me demander mais comment on les applique : tous en même temps ? Non, un jour j’applique l’huile essentielle, le lendemain la poudre d’extrait de pamplemousse et le troisième jour le tamanu. Il existe bien-sûr d’autres solutions naturelles, comme les bains de pieds au bicarbonate, je vous invité à venir partager vos astuces en commentaires de cet article.

En conclusion, voici une ouverture de recherche pour vous. J’ai parlé de mon soucis de mycoses à mon naturopathe. Sa réponse a été de me dire qu’il était bien de la traiter en local, mais que souvent, nous sommes infectés de ce champignon au niveau intestinal, c’est donc pour cela que les mycoses reviennent, il existe de nombreux articles traités par des naturopathes parlant du candida albicans. Cela sera sûrement l’objet d’un prochain article 😉

crédit photo : sophie & cie

Savonnerie Zenzitude

Plus sain, plus écologique, plus de plaisir !

Envie de vous parler ALIMENTATION.

Envie de vous parler ALIMENTATION.

Depuis plusieurs mois, il n’y a pas eu d’articles sur le blog ! Non, je n’ai pas joué ma fainéante 😉 J’ai dû m’arrêter quelques mois pour des raisons de santé. Et aujourd’hui, en ce beau lundi de Pâques, au soleil dans mon jardin, je vous avoue que je ne boude pas mon plaisir à écrire cet article après avoir vécu pendant deux mois et demi dans mon lit et ma chambre.

Comme on le dit souvent, nous prenons conscience de certaines choses importantes, dont l’alimentation suite à des soucis de santé. Je n’y coupe pas, je prends conscience que mon alimentation est importante, surtout qu’aujourd’hui, je n’ai plus le choix, car après être restée si longtemps (tout est relatif) alitée pour des problèmes de dos et une opération, je suis devenue ce que l’on appelle : Insulino-résistante. Si je ne change pas d’alimentation, je serai donc rapidement diabétique. Donc remise en question totale de mon alimentation et de celle de toute la famille, et tant mieux ! Et pour positiver au max, ce changement (qui était et est loin d’être gagné car ce n’est pas simple de changer ses habitudes), je vais même, peut être, perdre mes kilos superflus :).

D’où me vient cette idée d’écrire sur l’alimentation ?

Nous essayons, mon mari et moi, de sortir le plus possible des circuits de commercialisation actuels et c’est tout naturellement que nous suivons des projets de crowfounding ( surtout que c’est un système que je souhaite mettre en place pour la création de la savonnerie ), nous nous sommes donc engagés pour aider à repartir un mensuel  » Terraéco « . En échange de notre soutien financier, nous recevons chaque mois le mensuel et bingo pour eux, nous aimons beaucoup et nous allons donc nous abonner. Ce mois-ci, le dossier central est basé sur l’alimentation et le goût avec une couverture très accrocheuse que j’ai adorée et ce titre :  » Le goût assassiné « 

Terra eco avril 2015

Je n’ai pas pour habitude sur mon blog de reprendre des articles, mais cet article magnifiquement rédigé par Isabelle Hartmann, m’a tellement passionné et me semble si important que j’ai décidé d’en résumer les points les plus importants pour vous les faire partager. Je suis restée bouche bée à la lecture de certaines informations et cela me renforce dans ma position de devenir encore plus « conso – acteur  » qu’avant.

Le résumé de cet article :

On consacre moins de temps à cuisiner, certes je m’y attendais, mais nous y passons quand même 53 minutes par jour, mais on passe plus de temps à table ;). 1 heure, il doit y avoir un tas de trucs sympas à préparer pendant ce temps, non? A priori, non car nous consommons de plus en plus de plats préparés, et notre alimentation devient de plus en plus aseptisée, uniformisée et bien-sûr industrialisée. Oui, effectivement cuisiner prends du temps, mais la cuisine et notre alimentation est la base de notre santé et donc de ce temps dont nous avons si besoin pour faire plein de choses, si nous n’arrivons pas à en prendre un peu pour notre alimentation que deviendra notre santé et donc,……….. !

L’agroalimentaire et la grande distribution ont bien évidemment une grande part de responsabilité dans l’ensemble de ces changements ! Mais je vous rassure ou pas, je ne pense qu’elle ne soit seule responsable, nous avons aussi notre part car il est si facile de se laisser tenter par la simplicité, la rapidité et comme il est dit dans l’article, nous sommes demandeurs de produits saisonniers hors saison ! Quoi qu’il en soit l’agroalimentaire a su nous rendre accro aux sucres, au gras et au sel. Le sel…………. à priori nous en avalons plus de 10 grammes par jour ( alors que l’OMS recommande 5 grammes par jour), celui-ci a beaucoup d’intérêt pour les industriels, il coûte peu cher et permet de conserver les aliments, de leur donner du goût, aide à développer des textures, évite à certains aliments de brunir et le pompon : il fait boire et manger plus ! comme le souligne Michel Lecerf, nutritionniste à l’Institut Pasteur de Lille. La belle aubaine ;).

Nous sommes habitués à consommer des produits « stables » c’est à dire ayant le même goût, la même texture tout au long de l’année sans se soucier de période de production, de récolte ou encore des saisons. Personne n’est choqué de manger une tomate en plein hiver ou une fraise, mon arrière grand-mère n’est plus là, mais je pense que cela la dérangerait ! D’ailleurs, en écrivant cela je me rends compte qu’effectivement, pour moi, une tomate c’est en été mais que je ne suis aucunement choquée de manger des blettes en été ;).

Nous arrivons à la partie de l’article qui m’a le plus marquée :  » Manger toujours plus, pour se nourrir moins  » !. Des études réalisées par des universités britanniques, canadiennes et américaines montrent que nos aliments sont de moins en moins concentrés en nutriments et j’ai entendu parlé pour la première fois de la  » calorie vide  » : grasse sucrée mais inutile pour la santé.

Voici les titres de l’article qui m’ont laissé pantoise ( le hier, c’est 1950) :  » Vitamine C : une pomme d’hier = 100 pommes d’aujourd’hui // Vitamine A : une orange hier = 21 oranges d’aujourd’hui // Fer : la viande en contient deux moins // Calcium : 4 fois moins dans le brocoli. Moi, je suis devenue blanche et la succession de questions : comment en sommes nous arrivés là (même si j’avais déjà mon idée), qu’est ce qu’on va manger alors? ……………….. Ceci est en partie dû aux croisements génétiques pour améliorer la rentabilité, à l’appauvrissement des sols, aux engrais, à l’alimentation plus pauvre donnée au bétail,……. Mais bonne nouvelle : l’agriculture bio pourrait contrecarrer cela si elle reste réellement bio ( pas de bio intensif ) et respectueuse des cycles de production.

Si ce résumé vous a donné envie de lire l’article en entier, c’est par ici : http://www.terraeco.net/Decouvrez-le-nouveau-Terra-eco-Le,59078.html

Ce qui a changé à la maison ?

On développe notre potager maison :  j’adore ( bien plus que mon mari 😉 ). Bon, avec mon dos, hors de questions d’aller bêcher comme une folle, donc on a investi dans des carrés de potager, je reconnais c’est super pratique. L’été dernier, nous avions déjà fait quelques légumes et c’était un vrai plaisir ! Nous avons continué cet hiver avec nos premières cultures de blettes et d’épinards. Je vous avoue qu’il a bien longtemps que je n’avais pas mangé des épinards aussi bons ! Puis c’est un plaisir de planter avec ma fille, de les ramasser avec elle, de les cuisiner et je reconnais qu’à la dégustation il y avait un peu de fierté 😉 C’est moi qui l’ai fait ! C’est une activité très ludique pour ma fille et riche d’enseignement pour elle oups pour nous, car on apprends toujours 😉

carrés de potager

Nos nouveaux carrés de potager. Bientôt remplis de salades, carottes, fraises…

Nous allons chaque semaine au marché de plein vent : perso, j’adore les marchés de plein vent, c’est vivant, c’est convivial ! Vous y rencontrez des personnes fantastiques : les petits producteurs, des gens passionnées qui aiment vous parler de leurs produits, qui y mettent tout leur amour, quoi de plus beau ! Et niveau goût, c’est juste un régal ! Alors, oui c’est un peu plus cher, notamment sur la viande mais quelle différence niveau qualité, nous en mangeons donc moins mais c’est pas un mal. C’est aussi le plaisir d’une sortie familiale et la possibilité de faire découvrir à notre fille des nouveaux produits de façon ludique et apprendre plein de choses sur vos fruits et légumes car vous avez un passionné en face de vous pour répondre à vos questions.

Nous allons en magasin bio : je vous entends penser, oui mais le magasin bio c’est plus cher ! Et bien non, en voici un exemple, après avoir comparé le tarif d’achat de nos oranges au marché et au magasin bio, elles nous coûtent presque 4 € de moins et comme il est dit dans l’article, la valeur nutritionnelle des produits bio est meilleure ! Nous avons aussi découvert de nouveaux aliments, comme par exemple le gomasio ( graines de sésame grillées ), qui moi me permettent d’assaisonner mes aliments car je dois limiter les graisses cuites donc je cuis mes légumes à la vapeur. L’autre avantage, c’est l’achat en vrac, et ça j’adore, vous n’achetez que la quantité dont vous avez besoin.

Plus de trois mois que nous n’avons pas mis les pieds au supermarché ! : Oui, par raison de simplicité pour mon mari qui a dû tout gérer seul pendant plusieurs mois, nous sommes passés par un drive pour nos courses de base. Je fais les courses sur internet et en rentrant du boulot Monsieur s’arrête sur son chemin pour les récupérer, c’est un système que nous allons garder pour plusieurs raisons :

1- C’est un gain de temps et en plus j’ai horreur de pousser mon chariot dans les rayons ! ;). Vous avez en plus la possibilité d’ enregistrer votre liste de course et de la remettre dans le panier, et le site internet garde en mémoire les produits que vous avez déjà acheté, on ne change pas d’eau toute les semaines, c’est très pratique !

2- C’est super économique, car vous n’achetez que ce qu’il y a sur la liste, vous n’avez pas les têtes de gondoles pour vous tenter, vous avez toujours les promos du moment qui s’affiche mais les informations produit sont claires et vous permettent de voir si c’est une vraie promo ou non.

Et le dernier changement qui n’a rien à voir : la télé n’a pas été allumée depuis trois mois, essayez vous verrez un nouveau dynamisme entrer dans votre maison 😉

 

 

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